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Ciné-Festival en Pays de Fayence

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Hiner Saleem

Né en 1965 au Kurdistan irakien, il quitte son pays à 17 ans pour échapper à la dictature de Saddam Hussein. Il dit  : « je suis né adulte, car nous autres kurdes n’avons pas d’enfance.  » Il retourne dans son pays pendant la 1ère Guerre du Golfe et tente d’y tourner un premier film interrompu par les bombardements. Mais l’esquisse inachevée est présentée à la Mostra de Venise en 1992, ce qui lui permet de trouver le financement pour se lancer vraiment dans la réalisation. Il engage son art au service de son peuple et choisit  un style burlesque. Pour montrer l’absurdité de la guerre -et de la bêtise de tous les systèmes -ne vaut-il pas mieux faire rire que pleurer ?

Filmographie
1992 : Un bout de frontière (inachevé)
1997 : Vive la mariée. . . et la libération du Kurdistan
1999 : Passeurs de rêves
2001 : Absolitude (TV)
2003 : Vodka Lemon
2004 : Kilomètre zéro
2006 : Les Toits de Paris  et  Dol ou la vallée des tambours
2009 : Après la chute
2010 : Si tu meurs, je te tue
2013 : My Sweet Pepperland 
 

My sweet Pepperland



De Hiner Saleem

Avec :
Korkmaz Arslan, Golshifte Farahani, Suat Usta

Allemagne, France, 2011, 95min. kurde ,

Un « western » kurde, drôle et émouvant, comme tout bon western qui se respecte. Tous les ingrédients y sont : le justicier solitaire, la douce belle, le trafic sans scrupules des méchants, les chevaux, les montagnes majestueuses et les images magnifiques? Mais avec quelques revers peu orthodoxes, pour le plus grand plaisir du spectateur. 
Le Kurdistan irakien est devenu une région autonome après la mort de Saddam Hussein en 2003. Il  veut aussitôt se doter d’un gouvernement, d’une administration et d’une police. Mais les choses ne sont pas aussi simples. La tradition est omniprésente et barre la route à toute tentative de modernisation. La famille prime sur l’individu, les enfants, même adultes, doivent obéissance au père, et si l’institutrice ne convient pas aux patriarches, les enfants n’ont pas le droit d’aller à l’école. Il y a un poste de police, mais c’est un seigneur local qui fait la loi, une loi marqué par le trafic en tout genre, médicaments périmés, drogue, armes?, par la corruption, la collaboration avec l’ancien régime et le « code d’honneur » du clan. 
Baran, un combattant de la résistance kurde à Saddam Hussein, revient chez lui. Mais sa mère veut le marier contre son gré et il s’enfuit. Son rôle dans la résistance lui vaut le poste de commandant de la police dans un village perdu près de la frontière avec la Turquie. Il essaie d’y établir l’ordre, ce qui n’est pas une mince affaire. D’autant qu’il n’aime pas la violence, mais le droit. Baran rencontre Golvend, l’institutrice, qui a tenu à s’installer là contre l’avis de son père et de ses six frères. On devine la suite. Mais le contexte dans lequel se situe cette histoire d’amour réserve quelques surprises. 
Avec beaucoup d’humour, Hiner Saleem décrit dans ce film le choc entre deux cultures, deux générations, deux conceptions politiques et morales. Il est assez optimiste pour camper des femmes fortes qui ne se laissent pas museler, et pour faire gagner l’amour envers et contre tout -on ne boude pas ce plaisir. 

Projeté au Ciné-Festival en 2013. En compétition

En Avant-première



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